Sa nature liée à la terre…

Sa nature liée à la terre, par ses racines d’homme des montagnes, devient par conjonction, l’ancrage de son expression artistique…

Cédric se définit comme artisan au service de son oeuvre, privilégiant l’idée du métier, qui acquière ses techniques avec le temps de l’expérience, du savoir-faire… Proche de la condition humaine, de cette souffance transpirante, étouffante, qu’une réalité jaillissante, parfois absurde, ambiguë, implique en profondeur…

Rien pour lui n’est acquis, tout se besogne, comme un lion ne lâchant pas sa proie, il se livre à des luttes intérieures qu’il sait illusoires et que seul une trêve, un état de grâce peuvent apaiser…

Ses instantanées sur image, nous divulguent l’intemporelle de mise en scènes répétées, théâtrales, quelquefois pathétiques reflétant la lourdeur d’un quotidien usant… Nous transportant aussi dans des mondes suspendus, poétiques, sensuels évoquant les plaisirs charnels, des symboles onoriques, en clins d’oeil souriants, suggérées par ce perpétuel paradoxe humain… Soulignant ainsi, la naissance, le mal-être et la mort par ces corps qui de leur âme se vident dans une errance presque magique, marquant de ce fait, notre passage transitoire… Il se nourrit de ces scènes, les démystifie, en interrogation sur le sens de l’existence.

Parlant une langue de tonalités, qui échappent de toute évidence à une recherche esthétique de bien plaire, servant avant tout d’interprète aux mouvements soufflés de traits qui donnent à sa peinture, formellement la puissance d’exister…

La gravure l’amène naturellement à expérimenter d’autres horizons de ce rapport à la matière, plus subjectif où l’interdépendance des ingrédients devient subtile, aléatoir. Métamorphose de noirs, interaction acide, manuelle, où le permanent et l’impermanent se livrent à une dance de contrères, défendant la même cause de cette quête infinie de lumière…Par ce moyen habile, cette alchimie nuancée de lueurs d’ombre, Cédric nous narre son univers dans la plus grande humilité.

Son rapport au temps est d’un autre temps…

Nicolas, Ami du voyage…

(Exposition de gravure, Cully, 2006)

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