Barberis est un funambule…

 » Barberis est un funambule. Chez lui, le souci de l’équilibre est vital. Non pas dans le sens d’un retour à la construction, à l’ordre ou à la géométrie.Il n’y a aucune loi qui assure la tenue de son travail, pas de préférence entre la composition, le clair-obscur, la couleur. Tout doit concourir ensemble, allié, uni dans la narration de l’instant qui nous est proposé.

L’expression troublante d’étrangeté qui émane de son travail provient de la capacité de Barberis à déceler LE mouvement, le moment figé, plein du sens de ce qui a précédé et de ce qui va advenir. Même le plus banal des sujets prend soudain une radicalité expressive, une épaisseur, une densité. Il raconte la temporalité dans un instantané, paradoxe qui n’appartient qu’aux artistes, ces montreurs de l’invisible. On participe alors à une réalité plus élevée, à une réalité poétique qui nous projette hors de l’instant nu, réducteur. Il ne décrit qu’un mot, un seul, et toute la phrase nous vient à l’esprit.

Barberis n’est pas un poseur, il ne décide pas d’une composition dont la valeur graphique en serait l’unique raison, il nous donne à voir ce que nous ne captons pas, trop habitués à ne voir que l’image. Rien n’est arrêté, tout est plein.

Qu’il est difficile d’écrire une oeuvre d’art, d’écrire ce qui est fait, il faut la parler. Barberis nous parle d’une histoire de la peinture et nous la regardons ».

Marc-Antoine Von Muralt

mars 2009

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